
QUI SOMMES-NOUS ?
Domaine viticole indépendant, le Domaine des Orchis élabore des vins de Savoie de gastronomie précis et exigeants, issus d’un travail parcellaire, d’une approche inspirée de la biodynamie et d’une attention portée aux équilibres visibles et invisibles. Porté par Philippe et Catherine Héritier, ce domaine viticole savoyard développe une vision singulière du vin, à la fois rigoureuse, sensible et profondément incarnée.
Le Domaine des Orchis
Le Domaine des Orchis est un domaine viticole indépendant et familial situé près d’Annecy (Haute-Savoie), au cœur du vignoble savoyard, sur les coteaux de Frangy et de Talloires. Le chai est situé à Poisy.
Le domaine cultive principalement des cépages savoyards autochtones — mondeuse, altesse, gringet, molette — dans un terroir de piémont alpin, sur la fin de la traînée de roche du Jura.
Le vignoble est travaillé de manière résolument parcellaire, dans une logique d’expérimentation continue et d’ajustement fin. Chaque îlot est observé, conduit et vinifié selon ses caractéristiques propres — sol, exposition, cépage, vigueur — afin de respecter au plus près l’identité de chaque lieu.
Les vignes sont conduites sans chimie de synthèse, dans une approche nourrie de la biodynamie en Savoie, avec vendanges manuelles et observation fine du végétal.
Au chai, les fermentations se font sur levures indigènes ; les interventions sont limitées et le soufre n’est utilisé qu’avec parcimonie, lorsque l’équilibre du vin l’exige. Les vins mûrissent en barriques et en cuves, dans un espace conçu selon le nombre d’or, afin de favoriser une maturation lente et juste.
Le domaine produit des vins de gastronomie, précis et structurés, emblématiques du renouveau des vins de Savoie, pensés pour la table et pour le temps. Ils sont aujourd’hui présents sur des tables étoilées et dans des caves à vin exigeantes, et le Domaine des Orchis est reconnu comme l’une des signatures majeures du vignoble savoyard.
Le domaine abrite également une activité d’élevage d’escargots, héritée de l’histoire familiale. Cuisinés sous différentes formes, ils sont présents sur de nombreuses tables gastronomiques et bars à vin de la région.


Philippe et Catherine Héritier
Lorsque Philippe et Catherine Héritier se rencontrent à l’École d’ingénieurs agronomes de Purpan, à Toulouse, ils partagent une même intention : comprendre le vivant avant de chercher à produire. Avec, déjà, une méfiance instinctive vis-à-vis des solutions rapides et des modèles standardisés.
Tous deux envisagent le métier de vigneron comme une manière d’entrer en relation avec quelque chose de plus vaste que la seule production agricole. Convaincus de la dimension symbolique du vin, ils cherchent à en préserver la charge sensible.
« Le domaine est pensé comme un tout : sols, plantes, animaux, personnes, lieux de vinification. Chaque élément influence l’autre, et c’est cette cohérence d’ensemble qui est recherchée. »
Catherine Héritier – Biologie végétale et approche énergétique
Animée par le désir de développer une relation fine aux plantes pérennes et à leurs besoins, Catherine s’est d’abord formée par la voie scientifique, avec une maîtrise de biologie végétale. Cette approche rigoureuse lui a permis de comprendre les mécanismes du vivant dans leur précision.
Elle a ensuite élargi son champ de recherche vers les dimensions vibratoires et énergétiques, développant une activité d’énergéticienne, toujours avec la même intention : circulation fluide des énergies sans blocage, et mobilisation de ses propres forces pour la croissance.
Cette approche décloisonnée — entre science, perception et expérience — structure aujourd’hui son regard sur le vivant et sur les vins. Le domaine fonctionne comme un espace de recherche permanent, où observations agronomiques, expérimentations sensibles et retours du terrain se nourrissent mutuellement, sans hiérarchie figée.


Philippe Héritier
Philippe a grandi dans une famille de vignerons côté maternel et d’éleveurs d’escargots côté paternel. Si la culture du vin lui a été transmise, le domaine, lui, ne l’a pas été. Le Domaine des Orchis s’est construit progressivement, par achats successifs de parcelles.
Ses deux frères ont eux aussi choisi de devenir vignerons, chacun suivant sa propre voie.
Après s’être formé auprès de Michel Grisard, et nourri ses connaissances pratiques par de nombreuses rencontres, Philippe a construit lui-même le chai, de ses mains, afin qu’il corresponde à une géométrie fondée sur le nombre d’or, favorisant la concentration et la circulation des énergies, au service d’une maturation plus juste des vins.
L’activité d’élevage d’escargots joue ici un rôle clé : elle permet d’amortir les aléas climatiques et de soutenir des choix viticoles exigeants, y compris lors de millésimes très contraints. Cette autonomie — à la fois économique et intellectuelle — offre la liberté de s’écarter des recettes établies et d’assumer des partis pris singuliers.
Formes, lieux et circulation de l’énergie
Lors d’un voyage d’étude en Grèce, alors qu’ils étaient encore étudiants, Philippe et Catherine visitent le théâtre d’Épidaure. Une expérience acoustique les marque durablement : un son émis au centre de l’amphithéâtre est amplifié et perçu très loin dans les gradins.
Ils prennent alors conscience de l’influence déterminante de la forme d’un lieu sur la circulation de l’énergie.
Depuis, cette intuition irrigue leur travail : cuves ovoïdes, chai conçu selon les proportions du nombre d’or, recours à la géométrie sacrée comme principe d’équilibre.


Filiations et appuis
La rencontre avec Michel Grisard a été déterminante. Sa lecture sensible et exigeante des terroirs savoyards, son engagement pour la biodynamie et pour les cépages autochtones longtemps marginalisés ont donné à Philippe et Catherine la confiance nécessaire pour aller au bout de leurs intuitions.
Cette filiation se traduit aujourd’hui par des choix clairs : travail sans intrants, approche parcellaire précise, liberté créative dans les décisions, et volonté de laisser les vins se construire sans artifice.
Leur chemin croise également plus tard celui de Margarethe Chapelle, qui leur offre une lecture fine de leur travail et une boussole dans la continuité de cette approche sensible et poussée de la biodynamie.
Une histoire de vie
Philippe et Catherine ont fondé une famille de quatre enfants. Ils vivent aujourd’hui avec leur dernier fils, tandis que les autres ont pris leur envol, entre études et vie active.
Le Domaine des Orchis s’est construit ainsi : dans le temps long, par ajustements successifs, au croisement d’un projet de vie, d’un engagement agricole et d’une recherche sensible du juste équilibre.


