NOS VINS

Nous cherchons à explorer sans artifice la personnalité de chacun des cépages ancestraux de Savoie que nous avons décidé de réactiver (Molette, Gringet, Douce Noire, Mondeuse blanche, etc).

Au chai, les fermentations s’appuient exclusivement sur les levures naturelles des raisins récoltés.

Les élevages, sur lies, en barriques ou en cuves ovoïdes se prolongent de 10 à 24 mois. Et pour certaines, en bouteilles dans notre chai à la géométrie dorée.

Nos vins sont complexes, précis, et travaillent avec le temps long.

Notre horizon : créer de grands vins qui transcendent la matière et relient la terre à la lumière.

Vins Rouges :

Instant présent

Un rouge frais et joyeux qu’on sert volontiers là où l’on attendait un blanc

Couleur :

Rouge

Cépage :

Mondeuse noire

Parcelle :

Clarafond-Arcine

Surface :

1 ha

Altitude :

370–480 m

__

Instant Présent renoue avec une tradition forte ancrée dans la région pendant des siècles : les Mondeuses rouges exprimant du fruit, de la légèreté, et une finesse désaltérante, loin des expressions très charpentées et très extraites qui ont été privilégiées à la fin du XXe siècle.

Dégustation


Le nez est immédiat et lumineux — framboise, bourgeon de cassis subtil, hibiscus, pivoine séchée, poivre blanc. Un bouquet tout en fruit et en fraîcheur, d’une netteté désarmante.

En bouche, c’est l’acidité qui commande, non les tanins. Ceux-ci sont présents, discrets, suffisants pour donner de la tenue sans jamais alourdir. Le fruit s’installe librement, porté par une trame vive et désaltérante qui traverse le vin de l’attaque à la finale. Légèreté et profondeur coexistent ici sans paradoxe — c’est précisément ce que ce terroir d’altitude, entre 370 et 480 mètres, sait produire quand on l’écoute. En finale, la pivoine séchée, la framboise et le poivre blanc signent le végétal noble de la Mondeuse.
À table, ce rouge s’accorde volontiers là où on attendrait un blanc — poissons, écrevisses, rougets — porté par son acidité vivifiante, sa consistance et sa finale légèrement épicée.

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LES MONDES

Un vin profond et lumineux qui demande du temps. Et qui le rend au centuple.

Couleur :

Rouge

Cépage :

Mondeuse noire

Parcelle :

Frangy et Desingy

Surface :

2,2 ha

Altitude :

420–480 m

__

Il est des vins qui donnent tout immédiatement, et d’autres pour lesquels le temps ouvre des horizons inouis. Les Mondes appartient à cette seconde famille.
La Mondeuse noire, à cette altitude atteint ici sa pleine densité : un vin de garde, profond et lumineux, qui est une invitation à la patience.

Dégustation


Le nez s’ouvre avec réserve, puis se déploie vers un floral ample — rose, pivoine, violette — avant de laisser apparaître des notes de poivre de Sichuan dans un profil lumineux, citronné, presque électrique, à distinguer de la chaleur épicée du poivre blanc d’Instant Présent. Une pointe de rusticité animale vient se surajouter comme expression du terroir. Les fruits rouges mûrs, la cerise, le cacao et une légère note lardée viennent compléter le tableau, dans un registre profond et complexe.

En bouche, la matière est pulpeuse, d’une consistance tendre malgré sa densité. Les tanins sont fermes, granuleux, bien dessinés — mais enveloppés d’une texture soyeuse qui s’affirme à mesure que le vin s’ouvre.
Une fraîcheur soutenue traverse l’ensemble et lui donne sa longueur, portant les arômes dans la durée sans jamais les alourdir.

En finale, la floralité revient

— pivoine, violette — avec cette suavité qui fait la noblesse de la Mondeuse.
Les Mondes se boit avec plaisir dès aujourd’hui — et il récompense ceux qui lui accordent du temps. La densité de cette Mondeuse de haute altitude n’est pas une barrière : c’est une promesse. Les premières années révèlent le fruit et la fraîcheur ; les suivantes, une complexité qui n’appartient qu’aux vins qui ont quelque chose à dire.

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Vins blancs :

RÉsonance

L’Altesse dans sa vérité la plus nette — sans apprêt, sans détour.

Couleur :

Blanc

Cépage :

Altesse

Parcelle :

Desingy et Clarafond-Arcine

Surface :

2,5 ha

Altitude :

420–480 m

__

Cette cuvée offre à l’Altesse un de ses meilleurs terroirs d’élection : un piémont perché à plus de 420 mètres, où les maturités et les équilibres se construisent lentement.
Le terroir de Frangy, au sous-sol jurassien et au sol de moraines glacières des Alpes, permettent au cépage de révéler ce qu’il a de plus singulier : une générosité contenue, une tension cristalline, et une fraîcheur toute alpine qui n’a pas besoin de se démontrer. Résonance en est l’expression la plus directe.

Dégustation


Le nez s’ouvre avec netteté sur les agrumes et les fleurs blanches — acacia, chèvrefeuille, iris, une inflexion de jasmin — avec de discrètes touches miellées et une note de bergamote et de cédrat qui affinent le registre. L’élevage dépose en retrait des nuances de noisette légèrement torréfiées, qui viennent densifier le bouquet à mesure que le vin s’aère, avec subtilité. Il y a deux lectures dans ce nez : celle, immédiate, d’une luminosité florale accessible à tous ; et celle, plus lente, du connaisseur qui perçoit derrière le travail de la vigne.

En bouche, l’attaque est franche et droite. Elle cède rapidement la place à une rondeur tonique, caractéristique du cépage, que l’altitude de la parcelle — 420 m — maintient dans une fraîcheur résolument alpine.

Pêche blanche, coing, poire Williams

et zeste d’agrumes composent une matière à la fois dense et aérienne. L’acidité, ciselée et salivante, structure l’ensemble avec élégance — plus longue que large, elle traverse le vin sans jamais l’alourdir.
La finale se déploie en dentelles, avec une pointe d’amertume noble et une légère salinité qui signe la race du terroir.

__

INSPIRATION

La Molette dans sa pleine expression, pour les curieux qui cherchent à la découvrir enfin.

Couleur :

Blanc

Cépage :

Molette

Parcelle :

Clarafond-Arcine

Surface :

0,35 ha

Altitude :

370–420 m

__

La Molette est un cépage rare d’une belle délicatesse qui peut se dérober derrière des maturités hésitantes et des équilibres instables.
À Clarafond-Arcine, entre 370 et 420 mètres, cette cuvée trouve les conditions qui lui permettent de s’exprimer sans détour : un vin de franchise absolue, où la générosité du fruit et la netteté de la fraîcheur se tiennent sans se contredire.
Ces vignes sont encore jeunes. Ce qu’elles livrent aujourd’hui laisse entrevoir un futur remarquable.

Dégustation


La robe, transparente et limpide, dit déjà l’essentiel.

Le nez est direct, intense, immédiat — fruits du verger et agrumes en premier plan, puis une inflexion exotique portée par la fraîcheur : goyave, combava, mangue verte — une mangue à peine mûre, encore verte en son cœur. Une expressivité sans apprêt, d’une aromatique variétale d’une remarquable lisibilité.

En bouche, la matière est ample et enveloppante, mais jamais lourde : une acidité fine et précise la traverse de bout en bout, lui restituant son élan. Les agrumes reviennent, prolongés par ces mêmes fruits exotiques entrevus au nez. L’ensemble est d’une grande pureté — celle d’un cépage qu’on a simplement autorisé à être lui-même.

Vins Rouges :

Instant présent

Un rouge frais et joyeux qu’on sert volontiers là où l’on attendait un blanc

> la fiche détaillée

Couleur :

Rouge

Cépage :

Mondeuse noire

Parcelle :

Clarafond-Arcine

Surface :

1 ha

Altitude :

370–480 m

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Instant Présent renoue avec une tradition forte ancrée dans la région pendant des siècles : les Mondeuses rouges exprimant du fruit, de la légèreté, et une finesse désaltérante, loin des expressions très charpentées et très extraites qui ont été privilégiées à la fin du XXe siècle.

Dégustation

Le nez est immédiat et lumineux — framboise, bourgeon de cassis subtil, hibiscus, pivoine séchée, poivre blanc. Un bouquet tout en fruit et en fraîcheur, d’une netteté désarmante.
En bouche, c’est l’acidité qui commande, non les tanins. Ceux-ci sont présents, discrets, suffisants pour donner de la tenue sans jamais alourdir. Le fruit s’installe librement, porté par une trame vive et désaltérante qui traverse le vin de l’attaque à la finale. Légèreté et profondeur coexistent ici sans paradoxe — c’est précisément ce que ce terroir d’altitude, entre 370 et 480 mètres, sait produire quand on l’écoute. En finale, la pivoine séchée, la framboise et le poivre blanc signent le végétal noble de la Mondeuse.
À table, ce rouge s’accorde volontiers là où on attendrait un blanc — poissons, écrevisses, rougets — porté par son acidité vivifiante, sa consistance et sa finale légèrement épicée.

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LES MONDES

Un vin profond et lumineux qui demande du temps. Et qui le rend au centuple.

> la fiche détaillée

Couleur :

Rouge

Cépage :

Mondeuse noire

Parcelle :

Frangy et Desingy

Surface :

2,2 ha

Altitude :

420–480 m

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Il est des vins qui donnent tout immédiatement, et d’autres pour lesquels le temps ouvre des horizons inouis. Les Mondes appartient à cette seconde famille.
La Mondeuse noire, à cette altitude atteint ici sa pleine densité : un vin de garde, profond et lumineux, qui est une invitation à la patience.

Dégustation

Le nez s’ouvre avec réserve, puis se déploie vers un floral ample — rose, pivoine, violette — avant de laisser apparaître des notes de poivre de Sichuan dans un profil lumineux, citronné, presque électrique, à distinguer de la chaleur épicée du poivre blanc d’Instant Présent. Une pointe de rusticité animale vient se surajouter comme expression du terroir. Les fruits rouges mûrs, la cerise, le cacao et une légère note lardée viennent compléter le tableau, dans un registre profond et complexe.
En bouche, la matière est pulpeuse, d’une consistance tendre malgré sa densité. Les tanins sont fermes, granuleux, bien dessinés — mais enveloppés d’une texture soyeuse qui s’affirme à mesure que le vin s’ouvre.
Une fraîcheur soutenue traverse l’ensemble et lui donne sa longueur, portant les arômes dans la durée sans jamais les alourdir.
En finale, la floralité revient — pivoine, violette — avec cette suavité qui fait la noblesse de la Mondeuse.
Les Mondes se boit avec plaisir dès aujourd’hui — et il récompense ceux qui lui accordent du temps. La densité de cette Mondeuse de haute altitude n’est pas une barrière : c’est une promesse. Les premières années révèlent le fruit et la fraîcheur ; les suivantes, une complexité qui n’appartient qu’aux vins qui ont quelque chose à dire.

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Vins blancs :

RÉsonance

L’Altesse dans sa vérité la plus nette — sans apprêt, sans détour.

> la fiche détaillée

Couleur :

Blanc

Cépage :

Altesse

Parcelle :

Desingy et Clarafond-Arcine

Surface :

2,5 ha

Altitude :

420–480 m

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Cette cuvée offre à l’Altesse un de ses meilleurs terroirs d’élection : un piémont perché à plus de 420 mètres, où les maturités et les équilibres se construisent lentement.
Le terroir de Frangy, au sous-sol jurassien et au sol de moraines glacières des Alpes, permettent au cépage de révéler ce qu’il a de plus singulier : une générosité contenue, une tension cristalline, et une fraîcheur toute alpine qui n’a pas besoin de se démontrer. Résonance en est l’expression la plus directe.

Dégustation

Le nez s’ouvre avec netteté sur les agrumes et les fleurs blanches — acacia, chèvrefeuille, iris, une inflexion de jasmin — avec de discrètes touches miellées et une note de bergamote et de cédrat qui affinent le registre. L’élevage dépose en retrait des nuances de noisette légèrement torréfiées, qui viennent densifier le bouquet à mesure que le vin s’aère, avec subtilité. Il y a deux lectures dans ce nez : celle, immédiate, d’une luminosité florale accessible à tous ; et celle, plus lente, du connaisseur qui perçoit derrière le travail de la vigne.
En bouche, l’attaque est franche et droite. Elle cède rapidement la place à une rondeur tonique, caractéristique du cépage, que l’altitude de la parcelle — 420 m — maintient dans une fraîcheur résolument alpine.
Pêche blanche, coing, poire Williams et zeste d’agrumes composent une matière à la fois dense et aérienne. L’acidité, ciselée et salivante, structure l’ensemble avec élégance — plus longue que large, elle traverse le vin sans jamais l’alourdir.
La finale se déploie en dentelles, avec une pointe d’amertume noble et une légère salinité qui signe la race du terroir.

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INSPIRATION

La Molette dans sa pleine expression, pour les curieux qui cherchent à la découvrir enfin.

> la fiche détaillée

Couleur :

Blanc

Cépage :

Molette

Parcelle :

Clarafond-Arcine

Surface :

0,35 ha

Altitude :

370–420 m

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La Molette est un cépage rare d’une belle délicatesse qui peut se dérober derrière des maturités hésitantes et des équilibres instables.
À Clarafond-Arcine, entre 370 et 420 mètres, cette cuvée trouve les conditions qui lui permettent de s’exprimer sans détour : un vin de franchise absolue, où la générosité du fruit et la netteté de la fraîcheur se tiennent sans se contredire.
Ces vignes sont encore jeunes. Ce qu’elles livrent aujourd’hui laisse entrevoir un futur remarquable.

Dégustation

La robe, transparente et limpide, dit déjà l’essentiel.
Le nez est direct, intense, immédiat — fruits du verger et agrumes en premier plan, puis une inflexion exotique portée par la fraîcheur : goyave, combava, mangue verte — une mangue à peine mûre, encore verte en son cœur. Une expressivité sans apprêt, d’une aromatique variétale d’une remarquable lisibilité.
En bouche, la matière est ample et enveloppante, mais jamais lourde : une acidité fine et précise la traverse de bout en bout, lui restituant son élan. Les agrumes reviennent, prolongés par ces mêmes fruits exotiques entrevus au nez. L’ensemble est d’une grande pureté — celle d’un cépage qu’on a simplement autorisé à être lui-même.

2025

La maturité philosophique

2025 exprime pleinement la signature du domaine : patience, discernement et courage de la différence.

2025 se déroule sous un climat classique pour la région, alternant pluies nocturnes et chaleur diurne.

À l’approche des vendanges, la maturité en sucres est acquise. Mais sur le plan phénolique et aromatique, le raisin peut encore gagner en profondeur. Une forte pluie est annoncée pour le 21 septembre.

Beaucoup choisissent de vendanger avant l’orage. Philippe et Catherine font le choix inverse : attendre, accepter le risque et en assumer les conséquences au nom de la qualité du vin.

Les vendanges s’étirent jusqu’au début d’octobre. Les cuvées gagnent en profondeur et en complexité.

Un parallèle s’impose avec l’élevage des escargots : face à un arrêt de croissance inexpliqué, l’alimentation est réajustée. La récolte est retardée, mais remarquable.

2025 signe une maturité pleinement assumée : patience, discernement et courage de la différence deviennent la signature du Domaine des Orchis.

2024

Le gel et la confiance

2024 favorise des cuvées de grande précision, notamment en blancs, avec des équilibres fins et un potentiel de garde affirmé.

Le 18 avril 2024, deux jours avant les 50 ans de Philippe, le gel frappe durement l’ensemble des bourgeons de la vigne. Toutes les pousses ont été anéanties.

Deux jours plus tard, alors que la maisonnée pourrait être poussée au désespoir par ce choc, la fête a bien lieu. L’esprit est tranquille. Cette sérénité n’est pas une façade : elle est aussi philosophique. Elle repose sur une confiance sincère dans les fondements solides des vignes du domaine.

La confiance a payé. Une repousse révèle un second bourgeon fructifère. La perte est contenue à 40 %, loin de la quasi-totalité perdue en 2021. Ce second bourgeon confirme l’efficacité de la taille douce et des traitements à la valériane.

Après un printemps frais et pluvieux, l’été et l’arrière-saison permettent d’atteindre de belles maturités. Les vendanges s’étirent jusqu’en octobre, donnant naissance à des vins blancs particulièrement propices à la garde.

2023

Grêle géante et résilience

2023 donne des cuvées plus rares et révèle concrètement la résilience du vignoble ainsi que la pertinence des choix agronomiques du domaine.

La saison 2023 s’annonçait remarquable, jusqu’à « l’épisode des grêlons géants » : deux salves successives frappent le vignoble, la seconde étant particulièrement destructrice.

En quinze minutes, tout aurait pu basculer. 

Pourtant, le tressage des vignes est salvateur : il permet de sauver près de la moitié des raisins en jouant un rôle protecteur décisif. Pratiqué d’abord pour préserver l’intégrité de cette liane qu’est la vigne, le tressage prouve ici son efficacité très concrète dans la protection physique des grappes.

Philippe et Catherine sont convaincus que l’usage fin et ciblé de la biodynamie a également été déterminant pour traverser cette épreuve. Leurs vignes ont été renforcées par une pratique précise, pensée depuis des années comme un levier à la fois préventif et curatif.

Replantations de ceps endommagés, clôtures contre les cervidés, filets de protection : chaque réponse s’inscrit dans une vision systémique, chaque problème trouvant une solution technique adaptée.

Les cuvées de 2023 portent cette tension maîtrisée, cette capacité à s’accrocher, à encaisser l’adversité sans renoncer, en conservant une force et une foi intactes.

2022

Les fondamentaux

2022 structure durablement les cuvées du domaine : des vins plus stables, plus tenus, portés par une évidence sensorielle qui appelle naturellement les élevages longs.

2022 marque une transformation profonde, à la fois agronomique et territoriale. La taille douce physiologique et le tressage deviennent des pratiques centrales. Elles demandent davantage de travail, mais suscitent l’adhésion unanime de l’équipe.

Très vite, la validation est immédiate dans le goût. Les dégustations à l’aveugle parlent d’elles-mêmes. Même Camille, notre fils, alors âgé de 12 ans, nous le dit spontanément, alors qu’il goute les raisins en rentrant de l’école.

La récolte est généreuse et équilibrée, et les altesses retrouvent des élevages longs de 24 mois sur lies.

L’année est aussi marquée par la plantation d’une nouvelle parcelle à Talloires, juste au dessus du Lac d’Annecy. Cette parcelle est pensée dans une logique de long terme : les pieds sont plantés en racines longues pour permettre une exploration complète du sol. Une parcelle singulière, inscrite dans un écosystème complexe, inexploité depuis des années et désormais fréquenté par les cervidés.

C’est une parcelle très particulière qui s’inscrit dans un écosystème complexe  qui n’avait pas été exploité depuis les années 50 et où les cervidés ont pris leurs habitudes.

2021

L’année de l’épreuve

2021 donne naissance à des cuvées rarissimes, d’une concentration et d’une intensité exceptionnelles, où la rareté devient une qualité en soi.

2021 restera comme l’année la plus brutale traversée par le domaine. Gel, pluie et grêle se succèdent, les éléments se déchaînent, provoquant une perte quasi totale de la récolte. L’épreuve est à la fois psychologique et financière.

De cette année noire ne subsistent que trois barriques de mondeuse, issues de raisins d’une concentration extrême. Peu de volume, mais une densité hors norme.

Ce millésime met aussi en lumière la dimension humaine du projet. Le soutien de la communauté — clients fidèles et activité escargots — permet de passer le cap.

2021 rappelle que le vin n’est pas qu’un produit, mais aussi un lien, une fidélité et une traversée collective.

2020

Le vibratoire vient densifier les vins

2020 engage les cuvées dans une lecture plus profonde et vibratoire : les vins gagnent en cohérence intérieure et en densité, au-delà de la seule maîtrise technique.

Le millésime 2020 s’ouvre sur un printemps lumineux et généreux. Les cuvaisons longues sur les mondeuses amorcées l’année précédente sont élargies et approfondies.

Mais l’événement décisif est ailleurs : dans la rencontre avec Margarethe Chapelle, qui marque un tournant majeur dans l’histoire du domaine. À travers la cristallisation sensible, une nouvelle grille de lecture s’installe : les décisions ne reposent plus uniquement sur des critères analytiques ou techniques, mais intègrent une approche globale et sensible.

Le domaine change alors de registre. Les cuvées deviennent moins démonstratives, plus cohérentes, guidées par une recherche d’harmonie plus vaste, avec pour horizon la sobriété des grands vins.

2019

Année équilibrée

2019 pose et affirme le socle stylistique du domaine : des cuvées d’équilibre, de lisibilité et de justesse, où la matière et l’élevage trouvent naturellement leur place.

Le millésime 2019 bénéficie de conditions climatiques idéales, marquées par une alternance harmonieuse de chaleur et de pluie. Rien d’excessif, rien de contraignant : une année fluide, qui illustre parfaitement l’adage paysan selon lequel la meilleure météo est celle qui change.

Les conditions de travail sont sereines, la vigne avance sans stress, et la récolte se révèle à la fois abondante et qualitative. Cet équilibre naturel offre un cadre propice à l’expérimentation, sans tension ni urgence.

2019 marque un moment fondateur pour le domaine. C’est l’année où, pour la première fois, les mondeuses sont vinifiées avec des macérations de plusieurs mois, ouvrant une réflexion approfondie sur le temps long et la maturation des tanins.

Une année qui structure le vocabulaire et le style des vins du Domaine des Orchis, dans la continuité d’un travail engagé de longue date.

2025

La maturité philosophique

2025 exprime pleinement la signature du domaine : patience, discernement et courage de la différence.

2025 se déroule sous un climat classique pour la région, alternant pluies nocturnes et chaleur diurne.

À l’approche des vendanges, la maturité en sucres est acquise. Mais sur le plan phénolique et aromatique, le raisin peut encore gagner en profondeur. Une forte pluie est annoncée pour le 21 septembre.

Beaucoup choisissent de vendanger avant l’orage. Philippe et Catherine font le choix inverse : attendre, accepter le risque et en assumer les conséquences au nom de la qualité du vin.

Les vendanges s’étirent jusqu’au début d’octobre. Les cuvées gagnent en profondeur et en complexité.

Un parallèle s’impose avec l’élevage des escargots : face à un arrêt de croissance inexpliqué, l’alimentation est réajustée. La récolte est retardée, mais remarquable.

2025 signe une maturité pleinement assumée : patience, discernement et courage de la différence deviennent la signature du Domaine des Orchis.

2024

Le gel et la confiance

2024 favorise des cuvées de grande précision, notamment en blancs, avec des équilibres fins et un potentiel de garde affirmé.

Le 18 avril 2024, deux jours avant les 50 ans de Philippe, le gel frappe durement l’ensemble des bourgeons de la vigne. Toutes les pousses ont été anéanties.

Deux jours plus tard, alors que la maisonnée pourrait être poussée au désespoir par ce choc, la fête a bien lieu. L’esprit est tranquille. Cette sérénité n’est pas une façade : elle est aussi philosophique. Elle repose sur une confiance sincère dans les fondements solides des vignes du domaine.

La confiance a payé. Une repousse révèle un second bourgeon fructifère. La perte est contenue à 40 %, loin de la quasi-totalité perdue en 2021. Ce second bourgeon confirme l’efficacité de la taille douce et des traitements à la valériane.

Après un printemps frais et pluvieux, l’été et l’arrière-saison permettent d’atteindre de belles maturités. Les vendanges s’étirent jusqu’en octobre, donnant naissance à des vins blancs particulièrement propices à la garde.

2023

Grêle géante et résilience

2023 donne des cuvées plus rares et révèle concrètement la résilience du vignoble ainsi que la pertinence des choix agronomiques du domaine.

La saison 2023 s’annonçait remarquable, jusqu’à « l’épisode des grêlons géants » : deux salves successives frappent le vignoble, la seconde étant particulièrement destructrice.

En quinze minutes, tout aurait pu basculer. 

Pourtant, le tressage des vignes est salvateur : il permet de sauver près de la moitié des raisins en jouant un rôle protecteur décisif. Pratiqué d’abord pour préserver l’intégrité de cette liane qu’est la vigne, le tressage prouve ici son efficacité très concrète dans la protection physique des grappes.

Philippe et Catherine sont convaincus que l’usage fin et ciblé de la biodynamie a également été déterminant pour traverser cette épreuve. Leurs vignes ont été renforcées par une pratique précise, pensée depuis des années comme un levier à la fois préventif et curatif.

Replantations de ceps endommagés, clôtures contre les cervidés, filets de protection : chaque réponse s’inscrit dans une vision systémique, chaque problème trouvant une solution technique adaptée.

Les cuvées de 2023 portent cette tension maîtrisée, cette capacité à s’accrocher, à encaisser l’adversité sans renoncer, en conservant une force et une foi intactes.

2022

Les fondamentaux

2022 structure durablement les cuvées du domaine : des vins plus stables, plus tenus, portés par une évidence sensorielle qui appelle naturellement les élevages longs.

2022 marque une transformation profonde, à la fois agronomique et territoriale. La taille douce physiologique et le tressage deviennent des pratiques centrales. Elles demandent davantage de travail, mais suscitent l’adhésion unanime de l’équipe.

Très vite, la validation est immédiate dans le goût. Les dégustations à l’aveugle parlent d’elles-mêmes. Même Camille, notre fils, alors âgé de 12 ans, nous le dit spontanément, alors qu’il goute les raisins en rentrant de l’école.

La récolte est généreuse et équilibrée, et les altesses retrouvent des élevages longs de 24 mois sur lies.

L’année est aussi marquée par la plantation d’une nouvelle parcelle à Talloires, juste au dessus du Lac d’Annecy. Cette parcelle est pensée dans une logique de long terme : les pieds sont plantés en racines longues pour permettre une exploration complète du sol. Une parcelle singulière, inscrite dans un écosystème complexe, inexploité depuis des années et désormais fréquenté par les cervidés.

C’est une parcelle très particulière qui s’inscrit dans un écosystème complexe  qui n’avait pas été exploité depuis les années 50 et où les cervidés ont pris leurs habitudes.

2021

L’année de l’épreuve

2021 donne naissance à des cuvées rarissimes, d’une concentration et d’une intensité exceptionnelles, où la rareté devient une qualité en soi.

2021 restera comme l’année la plus brutale traversée par le domaine. Gel, pluie et grêle se succèdent, les éléments se déchaînent, provoquant une perte quasi totale de la récolte. L’épreuve est à la fois psychologique et financière.

De cette année noire ne subsistent que trois barriques de mondeuse, issues de raisins d’une concentration extrême. Peu de volume, mais une densité hors norme.

Ce millésime met aussi en lumière la dimension humaine du projet. Le soutien de la communauté — clients fidèles et activité escargots — permet de passer le cap.

2021 rappelle que le vin n’est pas qu’un produit, mais aussi un lien, une fidélité et une traversée collective.

2020

Le vibratoire vient densifier les vins

2020 engage les cuvées dans une lecture plus profonde et vibratoire : les vins gagnent en cohérence intérieure et en densité, au-delà de la seule maîtrise technique.

Le millésime 2020 s’ouvre sur un printemps lumineux et généreux. Les cuvaisons longues sur les mondeuses amorcées l’année précédente sont élargies et approfondies.

Mais l’événement décisif est ailleurs : dans la rencontre avec Margarethe Chapelle, qui marque un tournant majeur dans l’histoire du domaine. À travers la cristallisation sensible, une nouvelle grille de lecture s’installe : les décisions ne reposent plus uniquement sur des critères analytiques ou techniques, mais intègrent une approche globale et sensible.

Le domaine change alors de registre. Les cuvées deviennent moins démonstratives, plus cohérentes, guidées par une recherche d’harmonie plus vaste, avec pour horizon la sobriété des grands vins.

2019

Année équilibrée

2019 pose et affirme le socle stylistique du domaine : des cuvées d’équilibre, de lisibilité et de justesse, où la matière et l’élevage trouvent naturellement leur place.

Le millésime 2019 bénéficie de conditions climatiques idéales, marquées par une alternance harmonieuse de chaleur et de pluie. Rien d’excessif, rien de contraignant : une année fluide, qui illustre parfaitement l’adage paysan selon lequel la meilleure météo est celle qui change.

Les conditions de travail sont sereines, la vigne avance sans stress, et la récolte se révèle à la fois abondante et qualitative. Cet équilibre naturel offre un cadre propice à l’expérimentation, sans tension ni urgence.

2019 marque un moment fondateur pour le domaine. C’est l’année où, pour la première fois, les mondeuses sont vinifiées avec des macérations de plusieurs mois, ouvrant une réflexion approfondie sur le temps long et la maturation des tanins.

Une année qui structure le vocabulaire et le style des vins du Domaine des Orchis, dans la continuité d’un travail engagé de longue date.